III. Un fossile révolutionnaire

Georges CUVIER (1769-1832)

Jean-Baptiste de LAMARCK (1744-1829)

1836

Deux théories déchirent la communauté scientifique.

La théorie du créationnisme, défendue par Georges Cuvier prétend que les animaux disparaissent de la surface de la Terre lors de catastrophes anéantissant plus ou moins régulièrement toute forme de vie. Chaque grande phase de disparition est suivie d’une nouvelle création, donnant naissance à de nouvelles espèces qui disparaissent lors de la catastrophe suivante, sans avoir changé de morphologie entre-temps. Suivant cette théorie les singes et les hommes font partie de la phase de création la plus récente, il n’est alors pas possible de retrouver des restes fossilisés leur appartenant.

La seconde théorie, défendue par Jean-Baptiste de Lamarck, rend compte de la succession des espèces par transformation d’une espèce en une autre (transformisme) au travers des multiples pressions que le milieu naturel peut faire subir aux êtres vivants qui l’occupent.

Qui a raison ? En 1836, rien n’a encore été trouvé confirmant l’une ou l’autre de ces théories.

1837 — Sansan (Gers)

Édouard Lartet découvre une mâchoire de singe fossile (Pliopithecusantiquus).

Véritable révolution des connaissances scientifiques, ce fossile prouve que le singe et par conséquent l’homme étaient présents sur Terre depuis bien plus longtemps que ce que l’on croyait.

Le Paléosite de Sansan est la propriété du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Ouvert à la visite en 2018 par la Communauté de Communes Val de Gers, le sentier paléontologique
a été conçu avec le soutien de scientifiques du MNHN de Paris et de Toulouse.
Les fouilles sur le site sont actuellement arrêtées.

Ce projet a bénéficié du financement de l’Europe, de l’État et du Conseil Départemental du Gers.

Pour tout renseignement :
Office de Tourisme Val de Gers
au 05.62.66.12.22